Histoire

Les Seigneurs de Pierrebrune

Le hameau de Pierrebrune est un ancien fief qualifiée de baronnie de Pierrebrune. Les principaux seigneurs d'Espinasse étaient issus du château de Pierrebrune, construit au XIIIème siècle.

Pierrebruneespinasse

Quelques seigneurs de Pierrebrune :

  • Guillaume de Châteauneuf, chevalier. En 1443, il est l'un des vassaux des Rochedragon, écuyers et seigneurs de Marcillat
  • Jacques Le Loup, Chevalier, ainsi qu'une partie de sa descendance
  • Charles Frédéric de Montmorency, lieutenant général des armées du roi, gouverneur de Normandie, ainsi que son fils Charles François de Montmorency
  • le duc d'Antin, seigneur de Pierrebrune
  • Michel Gaspard Pasquanet de Lavaud en 1755, ainsi que Denis Pasquanet de Lavaud en 1786.

Au début du XIXème siècle, Blaise Baron, notaire à Etubeix sur la commune de Saint-Julien-la-Geneste, devint le propriétaire du château de Pierrebrune. Les membres de la famille Baron étaient notaires royaux et baillis de père en fils. Ils travaillaient pour le compte des seigneurs de Pierrebrune.

Le hameau de la Villefranche

Son nom lui vient, probablement, de la mise en place d'une villefranche, c'est-à-dire un territoire exempt de droits féodaux.

En août 1261, Guillaume de Roche d'Agoux, dit "de Biollet", s'associe le comte Alphonse de Poitiers pour l'établissement d'une ville franche, cette dernière comprenant la forêt de Chaumonteix, celle de la Nogeyre, le village de Monteylet avec ses appartenances et bois, le village de "Gouttière" (Goterra) avec ses appartenances et bois également et une partie du village de la "Chabassière" (Chabacera).

Le résultat de la transaction a probablement été l'installation d'un grenier à sel à la Villefranche pour la collecte de la gabelle, taxe royale sur le sel à l'époque. Ainsi, le chef-lieu du grenier à sel de Saint-Gervais était à la Villefranche, autrement dit "la Vialle" en patois local.

L'année 1680 marque un tournant dans la perception de l'impôt sur le sel. L'ordonnance du mois de mai divise le royaume de France en six parties qui obéissent à des règles différentes. On parle alors de pays. Le grenier à sel de la Villefranche faisant partie de l'Auvergne, il appartient aux pays dits rédimés des gabelles, c'est-à-dire exemptés à perpétuité de la gabelle en échange du versement d'une importante somme globale au roi.

Un faux-saunage (contrebande du sel) se mit alors en place dans la région car le sel se payait jusqu'à six fois plus cher en Bourbonnais qu'en Auvergne; le Bourbonnais étant un pays de grande gabelle, c'est-à-dire où l'on devait acheter une quantité annuelle fixe de sel, transformant ainsi la gabelle en impôt obligatoire. Ce faux-saunage fut d'envergure, d'autant plus que si le grenier à sel de la Villefranche était surveillé, celui du Montel-de-Gelat était totalement libre. Ainsi, pendant la nuit, des faux-sauniers (des contrebandiers, souvent des troupes de soldats en permissions peu payés, des bandits ou de simples laboureurs) défiaient les agents des brigades des gabelles, plus communément connus sous le nom de gabelous, pour passer le sel en provenance du Montel-de-Gelat pour le Bourbonnais ou le Berry par, en ce qui concerne Espinasse, les bois de la Ballade situés vers Cacherat et le bois de Pierrebrune, qui offraient de multiples cachettes aux contrebandiers.

Les gabelous poussaient des cris pour se reconnaître entre eux lors des patrouilles, ainsi que les faux-sauniers. Mais ces cris étant à peu près identiques, ils se confondaient parfois entre eux et des bagarres voire des meurtres avaient alors lieu.
Malgré les risques encourus, un voyage à pied ou à cheval permettait d'améliorer considérablement les conditions de vie des contrebandiers. Les zones frontières comme les Combrailles étaient surveillées et le trafic important. Espinasse avait donc une brigade des gabelles composée de sept employés. La plupart n'étaient pas originaires de la région et venaient plutôt d'Issoire, de Montluçon, voire du Pays basque pour certains.

Le hameau de Lafayette

Autrefois, La Fayette était un fief qui appartenait probablement à la maison des Motier de la Fayette, nom connu mondialement pour avoir été porté par Gilbert du Motier, le marquis de Lafayette, qui a contribué à l'indépendance des États-Unis. Il existait un château construit sur une butte mais il a été détruit par les Protestants, probablement vers 1567, lors de la deuxième guerre de religion en France. De plus, des souterrains, en direction du hameau du Moulin du Pont, permettaient au seigneur et à ses sujets de soutenir un siège ou de s'enfuir par les voies les plus rapides, le cas échéant.

Le hameau de Ludieu

En 1261, Ludieu (Loduyen) appartenait à Guillaume de Mazière, vassal de Guillaume de Roche d'Agoux, dit "de Biollet", lui-même vassal du seigneur de Marcillat.